{"id":9511,"date":"2015-05-16T17:12:23","date_gmt":"2015-05-16T15:12:23","guid":{"rendered":"http:\/\/ilmondodiart.com\/?p=9511"},"modified":"2019-10-09T16:41:52","modified_gmt":"2019-10-09T14:41:52","slug":"review-from-didier-gonzalez-highlands-72","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/randone.com\/en\/review-from-didier-gonzalez-highlands-72\/","title":{"rendered":"Review from Didier Gonzalez (Highlands 72)"},"content":{"rendered":"<p>Apparu sur la sc\u00e8ne italienne en 2003 avec NUVOLE DI IERI, Nicola RANDONE a poursuivi sa carri\u00e8re en publiant RICORDO en 2004, puis HYBLA ACT 1 en 2005. Apr\u00e8s cette trilogie, RANDONE remet le couvert en 2009 avec la parution de LINEA DI CONFINE, avant de r\u00e9appara\u00eetre en 2014 avec ce r\u00e9cent ULTREIA. Si Nicola RANDONE est le leader naturel de la formation, compositeur, chanteur, clavi\u00e9riste et guitariste acoustique, il est accompagn\u00e9 sur cet opus par Marco CRISPI \u00e0 la guitare \u00e9lectrique, Livio RABITO, basse ; Maria MODICA, chant solo ; Riccardo CASCONE \u00e0 la batterie, tandis qu\u2019on note la participation de l\u2019illustre Beppe CROVELLA aux claviers vintage. 12 titres pour 70\u201926 de musique, c\u2019est \u00e0 un v\u00e9ritable voyage au long cours que nous sommes convi\u00e9s. Comme sur les albums pr\u00e9c\u00e9dents, le c\u0153ur de la musique de RANDONE se situe au c\u0153ur de la tradition du progressif symphonique italien, privil\u00e9giant les m\u00e9lodies \u00e9tincelantes, les arrangements luxuriants, les s\u00e9quences de chant lyrique, ce qui n\u2019emp\u00eache pas cette musique de d\u00e9gager une certaine puissance conf\u00e9r\u00e9e par les guitares \u00e9lectriques ainsi que par les nombreux breaks propos\u00e9s par la section rythmique. Les claviers (avec Nicola RANDONE &amp; Beppe CROVELLA) se r\u00e9v\u00e8lent centraux, les sonorit\u00e9s plus contemporaines de RANDONE se mariant superbement avec les claviers vintage du grand Beppe CROVELLA (clavi\u00e9riste d\u2019ARTI &amp; MESTIERI), avec en toile de fond, un Mellotron \u00e9th\u00e9r\u00e9, (Ultreia, 7\u201916). D\u00e9butant sur de doux arp\u00e8ges acoustiques, La Cabra Negra (6\u201917) poursuit sur des accords de guitare \u00e9lectrique mordants, aux sonorit\u00e9s bien contemporaines, mais d\u2019une grande m\u00e9lodicit\u00e9 tandis que les harmonies vocales de Livio RABITO, Maria MODICA &amp; Nicola RANDONE sont un mod\u00e8le de lyrisme italien, qualificatif qu\u2019on peut aussi employer pour les envol\u00e9es de guitares \u00e9lectriques tutoyant volontiers le suraigu. Il s\u2019agit d\u2019une composition \u00e9pique, avec ses envol\u00e9es, ses moments d\u2019a\u00e9ration, de passages plus doux (la guitare acoustique de RANDONE, l\u2019orgue Hammond r\u00eaveur de CROVELLA\u2026) Belle introduction de guitare \u00e9lectrique en ouverture d\u2019Il Canto Della Vita (7\u201915) bient\u00f4t assortie du chant radieux de Nicola RANDONE qui dessine une magnifique m\u00e9lodie vocale. Ce titre plus climatique, dot\u00e9 de superbes arrange-ments entretiennent un climat des plus vaporeux, on appr\u00e9cie particuli\u00e8rement les volutes de fl\u00fbte de Massimiliano SAMMITO bient\u00f4t rejointes par une envol\u00e9e de guitare lyrique, tandis qu\u2019un peu plus loin, on est charm\u00e9\u00a0 par la douce voix de Maria MODICA ; la fin du morceau se perd dans les brumes\u2026 Mariposas (4\u201901) est une composition flottante, agr\u00e9ment\u00e9e par de beaux arp\u00e8ges de guitare \u00e9lectrique vibrants, irr\u00e9els accompagnant la narration de Nicola RANDONE, parfois travers\u00e9e par des claviers aux sonorit\u00e9s trafiqu\u00e9es. La guitare \u00e9lectrique de Marco CRISPI partage bient\u00f4t sa pr\u00e9\u00e9minence avec les synth\u00e9tiseurs analogiques de RANDONE et l\u2019orgue Hammond fugitif de CROVELLA, l\u2019ensemble cr\u00e9ant une musique majestu-euse au puissant pouvoir \u00e9vocateur, tour \u00e0 tour r\u00eaveuse, joviale, m\u00e9lancolique\u2026 Une splendeur. Soy Pelegrino d\u00e9bute sur l\u2019explosion d\u2019un orage, d\u00e9chainant la guitare \u00e9lectrique en \u00e9ruption, soutenue \u00e0 l\u2019orgue. La section rythmique, tout en soubresauts, hach\u00e9e \u00e0 souhait poursuit cette veine explosive, tandis que le chant puissant de Carmelo CORRADO CARUSO nous transporte en plein op\u00e9ra.<\/p>\n<p>Qui Ed Ora (7\u201906) renoue avec la veine la plus romantique, la plus m\u00e9lodieuse de la musique de RANDONE, avec des parties vocales voluptueuses, accompagn\u00e9es par une guitare \u00e9lectrique de braise, qui couve sous la cendre, pr\u00eate \u00e0 exploser\u2026 mais qui n\u2019explose pas. Plus loin ressurgit le Mellotron irr\u00e9el survolant une partie de guitare mi dissonante, mi harmonieuse inventive et aventureuse, rehauss\u00e9e au synth\u00e9tiseur et au Minimoog, tandis que les ch\u0153urs entrent en action. Le m\u00e9lange piano\/claviers est d\u00e9lectable, conduit par une section rythmique souple et l\u00e9g\u00e8re ainsi que par une guitare grondante \u00e0 la sonorit\u00e9 satur\u00e9e, rampante avant un nouveau passage climatique. Guitare \u00e9lectrique et orgue entrent alors en fusion pour un moment de grande intensit\u00e9. On salue l\u2019intelligence et l\u2019inspiration de cette musique. L\u2019ensemble se conclut sur un magistral coup de gong.<\/p>\n<p>El Trovador en Amorado (3\u201940) d\u00e9bute sur une s\u00e9quence de piano, harpe et violoncelle des plus langoureuses, tandis que s\u2019\u00e9l\u00e8ve le timbre de voix harmonieux de RANDONE. La section rythmique entre en action sur un tempo m\u00e9dium avec roulements de batterie, la guitare acoustique dessinant de beaux motifs hispanisants. Les arrangements de claviers \u00e9voquent la trompette tandis que surgit le Mellotron. L\u2019instrumentation se d\u00e9voile encore tr\u00e8s originale, tandis que l\u2019\u00e9criture s\u2019av\u00e8re d\u2019un raffinement et d\u2019une inventivit\u00e9 extr\u00eame. L\u2019utilisation extr\u00eame-ment recherch\u00e9e des sonorit\u00e9s de claviers est \u00e0 souligner. Rosa, introduit \u00e0 l\u2019harmonica et sur de doux arp\u00e8ges de guitare \u00e9lectrique, nous envo\u00fbte ; l\u2019effet \u00e9tant redoubl\u00e9 par l\u2019arriv\u00e9e de la voix melliflue de Maria MODICA, qui monte bient\u00f4t en amplitude alors que la musique monte en puissance (la guitare \u00e9lectrique accompagn\u00e9e par la section rythmique). Le piano, aux doux effluves classiques accompagne, rejoint par des claviers flottants, parfois plus orchestraux. On est quelque peu surpris de quelques l\u00e9g\u00e8res attaques un rien m\u00e9tal de la guitare de Marco CRISPI avant que les ch\u0153urs soutenus \u00e0 l\u2019acoustique conf\u00e8rent bien vite un climat tr\u00e8s folk. So Close, So Far Away d\u00e9bute sur une sublime s\u00e9quence conjointe d\u2019orgue et de Mellotron, bient\u00f4t remplac\u00e9e par un accompagnement de guitare acoustique rejointe par l\u2019harmonica : on est proche du meilleur Neil YOUNG, mais le retour de la belle voix grave de Nicola RANDONE nous rappelle qu\u2019on est en Italie, les splendides arrangements de claviers subs\u00e9quents nous le confirmant. On n\u2019est pas non plus loin du climat du meilleur Roger WATERS (le plus m\u00e9lodieux et apais\u00e9) avec ces m\u00e9langes de ch\u0153urs puissants, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s ou suivis par une voix suave, poursuivis par un orgue Hammond des plus flamboyants, tandis que la guitare grondante est de sortie. On salue l\u2019\u00e9criture complexe de la composition, ses multiples rebondissements, sa grande intelligence de l\u2019agencement des sonorit\u00e9s ainsi que ces contrastes, habilement imbriqu\u00e9s.<\/p>\n<p>Hasta La Vista, Diego (6\u201901) offre une introduction tr\u00e8s cin\u00e9matique, avec narration sur fond d\u2019orchestre symphoni-que, explosion rythmique en fond, suivie d\u2019une \u00e9ruption de guitare \u00e9lectrique aux attaques m\u00e9tal, pr\u00e9c\u00e9dant un contexte tr\u00e8s heavy et foisonnant, d\u2019une superbe densit\u00e9 presque \u00e9touffante. La guitare caracole en t\u00eate, tandis que la rythmique d\u00e9ferle, caracole et qu\u2019en fond, puis au premier plan surgissent des claviers cin\u00e9matiques, devenant triomphants, luxuriants. Voici une pi\u00e8ce sombre, au caract\u00e8re m\u00e9tallique dominant mais dont l\u2019originalit\u00e9 l\u2019ins\u00e8re n\u00e9cessairement dans une approche progressiste. De mani\u00e8re surprenante, la composition se conclut sur une resplendissante partie de piano classique, sur fond de narration. Quelle fraicheur et quelle inventivit\u00e9 ! La Iglesia De La Virgen Blanca (4\u201955) d\u00e9bute sur un m\u00e9lange de guitares acoustiques cristallines et d\u2019une guitare \u00e9lectrique flottante, bient\u00f4t relay\u00e9e par le chant de CRISPI. Les claviers surgissent en toile de fond avec quelques fulgurances de Moog, la guitare solo\u00efse sur quelques turpitudes rythmiques mais pour l\u2019essentiel les claviers ont la parole, se m\u00e9langent, se succ\u00e8dent, luxuriants, flamboyants accompagnant une voix de baryton (Carmelo CORRADO CARUSO). L\u2019ensemble est tendu, ent\u00eatant, tournoyant, en perp\u00e9tuelle mutation. Grisant ! Santiago d\u00e9bute sur un m\u00e9lange de guitare \u00e9lectrique vibrante et claviers analogiques sur les hauteurs offrant une superbe assise symphonique. Suit un chant baryton dans la meilleure tradition de l\u2019Op\u00e9ra Italien, pr\u00e9lude \u00e0 de nouvelles digressions instrumentales dans lesquelles les claviers se taillent la part du lion. Maria MODICA donne la r\u00e9plique \u00e0 Carmelo CORRADO CARUSO tandis que les guitares \u00e9lectriques rougeoient en toile de fond. C\u2019est dans une atmosph\u00e8re lyrique sur un mode tr\u00e8s heroic fantasy que se termine ce superbe album d\u2019une incroyable fraicheur cr\u00e9ative. Si cette cr\u00e9ation de RANDONE n\u2019est sans doute pas la plus accessible de sa discographie (4 ou 5 auditions au moins seront n\u00e9cessaires pour se l\u2019approprier), elle se r\u00e9v\u00e8le la plus ambitieuse et la plus \u00e9labor\u00e9e. Nicola RANDONE a su prendre son temps. Il vient de signer un chef- d\u2019\u0153uvre !<\/p>\n<p>18\/20<br \/>\nDidier GONZALEZ<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.randone.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/RANDONE-ULTREIA-review-in-Highlands-Magazine-072.pdf\">Download PDF &#8211; Randone ULTREIA on\u00a0Highlands Magazine 072<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apparu sur la sc\u00e8ne italienne en 2003 avec NUVOLE DI IERI, Nicola RANDONE a poursuivi sa carri\u00e8re en publiant RICORDO en 2004, puis HYBLA ACT 1 en 2005. Apr\u00e8s cette trilogie, RANDONE remet le couvert en 2009 avec la parution de LINEA DI CONFINE, avant de r\u00e9appara\u00eetre en 2014 avec ce r\u00e9cent ULTREIA. Si Nicola&#8230;<\/p>\n<p><a rel=\"bookmark\" class=\"decibel-button-text wvc-button wvc-button-size-sm wolf-core-button wolf-core-button-size-sm\" href=\"https:\/\/randone.com\/en\/review-from-didier-gonzalez-highlands-72\/\"><small class=\"wvc-button-background-fill wolf-core-button-background-fill\"><\/small><span>continue reading<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":9512,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[211],"tags":[153,154,101,206],"class_list":["post-9511","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ultreia-review","tag-didier-gonzalez","tag-highlands","tag-randone","tag-ultreia","entry-post-skin-dark","entry","clearfix","entry-grid","entry-columns-default","entry-post-module-layout-fullwidth","thumbnail-color-tone-dark","no-post-thumbnail","entry-post","entry-masonry","entry-post-masonry"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pbksdC-2tp","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9511","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9511"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9511\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9511"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9511"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/randone.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9511"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}